Une revue de la presse éthiopienne par des élèves de 2e3 (4e partie)

Au cours des deux derniers mois, les élèves de 2e 3 du lycée franco-éthiopien Guebre Mariam, à Addis-Abeba, ont lu des journaux, des magazines et des sites web d’information traitant de l’actualité de l’Ethiopie. Ils ont réalisé cette revue de presse à partir d’articles écrits en anglais ou en amharique (une des langues les plus parlées en Ethiopie).

La Semaine Africaine de l’Innovation

Du 28 octobre au 2 novembre 2019 a eu lieu la première Semaine Africaine de l’Innovation à Addis-Abeba, en Ethiopie.

La Semaine Africaine de l’Innovation est un évènement invitant de jeunes innovateurs à présenter leurs inventions face à un jury de quatre personnes. Comme le précise le Daily Monitor dans un article publié le 5 novembre et intitulé « De jeunes innovateurs profitent de la première Semaine Africaine de l’Innovation », les présentations d’innovations ont lieu trente-quatre fois par jour, à l’issue desquelles les participants ressortent avec un certain nombre de points. On y a dénombré environ trois mille concurrents, dont cinq gagnants ayant reçu cinq mille dollars. Parmi eux, Hakim Abebech, nominée pour le Grand Prix de l’Innovation Africaine.

Dans une déclaration publiée dans le journal The Reporter, Moussa Faki Mahamat, Président de l’Union Africaine, affirme que « la Semaine Africaine de l’Innovation est une énorme opportunité économique, une plateforme d’affaires qui a le potentiel de créer de nouvelles chaînes de valeur ». Il ajoute que cet évènement pourrait attirer de nouveaux investisseurs et permettre d’aborder le sujet de l’emploi et de la productivité chez les jeunes. On sait, par ailleurs, que cette conférence a permis aux décideurs politiques africains, aux chercheurs universitaires et privés et aux « parties prenantes internationales » de se rencontrer afin de mener le continent africain vers « une société favorable à l’innovation ».

L’hebdomadaire Capital précise, de plus, que de nombreux thèmes comme l’innovation, l’entrepreneuriat, l’agrotechnologie, les villes intelligentes, l’énergie circulaire, l’hôtellerie, le tourisme technologique, le commerce ou encore l’investissement ont été abordés.

Un évènement parallèle, un défilé de mode nommé « Innovation du textile et du cuir », organisé par Merete Lundemo, l’ambassadrice de Norvège, a eu lieu, donnant ainsi l’opportunité aux panélistes de discuter de la façon de nouer des contacts entre les designers africains et le reste du monde.

Cet évènement donne donc, d’après le ministre de l’Innovation et de la Technologie Getahun Mekuna, la chance aux jeunes Africains de créer des emplois. Par ailleurs, une annonce officielle a déclaré que la Semaine de l’Innovation Africaine aurait bien lieu à nouveau l’année prochaine.

Par Anne, Markeza et Nahom.


L’Ethiopie vers une économie verte

Depuis quelques années le peuple éthiopien constate le changement climatique dans le pays. Pour cette raison, en novembre 2019, le gouvernement éthiopien a pris des mesures pour améliorer la situation économique et environnementale affectée par le changement climatique.

D’après l’article « Green economy policy vital for tackling climate change », écrit par Tsegay Hagos dans le journal The Ethiopian Herald, l’Ethiopie est un pays vulnérable au changement climatique, qui crée des catastrophes depuis des décennies : des sécheresses, des inondations et d’autres désastres d’origine naturelle. Pour cela, le gouvernement éthiopien a créé une organisation nommée CRGE (Climate Resilient Green Economy). Cette organisation a été lancée en 2011 avec le but de surmonter le changement climatique et de créer une économie robuste et durable. Cette stratégie a apporté des résultats encourageants dans les zones victimes de la déforestation.

L’article intitulé « Interdiction des sacs en plastique », écrit par Dawit Astatike dans le journal Capital, ajoute que le gouvernement éthiopien souhaite interdire l’utilisation des sacs en plastique pour rendre le pays moins polluant. Le Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique va prendre des mesures pour interdire la production, l’importation et l’utilisation des sacs en plastique qui ne peuvent pas se décomposer facilement et qui ont une épaisseur de plus de 0,03 mm, pour renforcer l’économie verte de l’Ethiopie. « Interdire la production et l’utilisation de ces sacs en plastique n’est pas un choix, mais un devoir à faire pour protéger notre environnement » ajoute Girma Gemechu du Ministère de l’Environnement, des Forêts et du changement climatique. Les autorités proposent l’utilisation de sacs en papier ou en tissu une fois que les sacs en plastique seront interdits.

De plus, dans le journal Reporter, l’article « Nordics offer energy solutions to Ethiopia » écrit par Keleyesus Bekele conclut que l’Ethiopie a obtenu des contributions financières de plusieurs pays étrangers pour la mise en place d’une économie plus verte. Par exemple, les pays nordiques (sauf la Finlande) doublent leurs contributions au “Green economy fund” pour aider la marche de l’Ethiopie vers une économie plus verte.

Ces trois articles nous montrent qu’en novembre 2019, l’Ethiopie a pris des mesures pour renforcer l’économie verte du pays. L’Etat va interdire la production, l’utilisation et l’importation des sacs en plastique. Enfin des pays nordiques ont mis une importante somme d’argent pour contribuer au « Green Climate Fund » de l’Ethiopie.

Par Hemen, Elita et Dagmawi.

Une revue de la presse éthiopienne par des élèves de 2e3 (3e partie)

Au cours des deux derniers mois, les élèves de 2e 3 du lycée franco-éthiopien Guebre Mariam, à Addis-Abeba, ont lu des journaux, des magazines et des sites web d’information traitant de l’actualité de l’Ethiopie. Ils ont réalisé cette revue de presse à partir d’articles écrits en anglais ou en amharique (une des langues les plus parlées en Ethiopie).

Le prix Nobel décerné au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

Le vendredi 11 octobre 2019, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a obtenu le prix Nobel de la paix pour avoir fait preuve de courage et pour avoir apaisé la discorde qui existe depuis des années entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Cet événement a fait la une des journaux éthiopiens. Nous nous sommes renseignés sur ce même sujet dans trois journaux différents.

L’article « A Nobel Laureate » du journal The reporter, rédigé par Samuel Getachew et publié le 12 octobre 2019, nous donne d’abord une brève explication du conflit entre les deux pays et aussi une courte présentation d’autres grandes réalisations que cet homme a faites, comme le règlement des conflits entre les factions au Soudan du Sud, la recherche de solutions à des problèmes persistants entre le Kenya et la Somalie etc.

Mais d’un autre côté, Abiy Ahmed a aussi été critiqué pour les déplacements de population, le manque de sécurité et aussi le taux de chômage élevé dans toutes les régions de l’Éthiopie.

S’il y avait une phrase à retenir de cet article, ce serait : « Cette reconnaissance est historique, elle améliore grandement l’image de l’Éthiopie au niveau mondial. » Car ce prix Nobel montre vraiment la contribution et l’investissement du Premier ministre Abiy Ahmed dans les affaires éthiopiennes, mais aussi internationales importantes. Conséquence de l’importance de cet évènement, l’article est placé à la une du journal. La photo d’Abiy Ahmed se trouve juste au-dessus de l’article.

Dans le journal Fortune, l’article « Man of peace » a été écrit par un journaliste appelé Fasika Tadesse et publié le 13 octobre 2019. Cet article nous donne l’avis de différents hommes et femmes politiques à propos de cet événement. Il y a aussi une citation : « la paix ne résulte pas de l’action d’une seule partie ». Si nous ne devions retenir qu’une seule expression, ce serait celle-là. Cet article occupe également la une du journal, où la photo d’Abiy Ahmed se trouve au centre. L’autre photo, où l’ont voit Abiy Ahmed avec le président érythréen, alors qu’ils se serrent la main, se trouve à la fin de l’article.

Le 13 octobre 2019, le journal Capital a publié l’article « Peaceful pride » écrit par Muluken Yewondesse. Muluken Yewondesse explique, dans son article, qu’Abiy Ahmed est le premier éthiopien à être honoré d’un prix Nobel. Ensuite, il présente, parmi les réalisations faites par le Premier ministre, l’augmentation significative de l’influence des femmes éthiopiennes, l’arrêt de la censure des médias et aussi l’amnistie accordée à des milliers de personnalités politiques. Muluken ajoute également que le travail d’Abiy Ahmed n’est pas terminé. Mais le prix devrait motiver le Premier ministre à s’attaquer aux défis des droits de l’homme qui menacent la paix jusqu’à présent. Pour exprimer son point de vue, le journaliste affirme : « Maintenant  plus que jamais, le Premier ministre Abiy doit pleinement  respecter les principes et les valeurs du prix Nobel de la paix. En recevant ce prix, il démontre au monde entier que l’Afrique a fait un pas en avant pour être un continent de paix. »

Cécilia, Edlawit, Edna et Yoseyas


Les 10 km d’Addis-Abeba : une course populaire et festive

Le 17 novembre 2019, dans les rues d’Addis-Abeba a eu lieu la plus grande course de 10 km du continent africain. La 19e édition de cette course a réuni plus de 46 000 participants. Il y avait une grande variété de coureurs de tous âges et de tous niveaux. Que cela leur prenne 36 minutes à courir derrière les élites ou 2 heures à vous promener en dansant et en discutant, les 46 000 participants ont tous terminé leur journée dans la joie.

Cette grande course éthiopienne est un événement social important pour l’Éthiopie. Sur le site officiel de l’organisme, ethiopiarun.org, il est indiqué qu’un grand nombre d’étrangers ont participé à cette course. Les Ethiopiens sont venus de différentes régions à Addis-Abeba pour participer à cet événement annuel. Il y avait donc une variété de nationalités et de cultures. Sur les 10km, il y avait près de 500 volontaires qui travaillaient pour que tout le monde ait la meilleure expérience le jour de la course.

La grande course éthiopienne est aussi un événement économique. Le site aims-worldrunning.org indique que c’est une campagne de collecte de fonds. L’année dernière, cette course a permis de récolter plus de 45 183,66 euros, ce qui a porté le total des fonds collectés au cours des cinq dernières années à plus de 200 502,51 euros. Cette année, les volontaires ont fixé un but de 48 007,64 euros et ont atteint leur objectif. La grande course éthiopienne soutient financièrement le travail de différentes organisations travaillant avec des enfants, des femmes et des personnes âgées vulnérables.

Par ailleurs, cette course a créé beaucoup d’opportunités pour les entreprises. La publicité était présente dans toutes les rues. Des entreprises ont affiché leurs produits partout. Il y avait aussi plusieurs parrains comme Malta Guinness, Arki Water et d’autres.

Cette course nous a paru beaucoup plus intéressante quand nous avons découvert que les coureurs éthiopiens les plus connus y ont participé. Le site africain runafrica.com nous informe que des légendes de la distance, telles que Kenenisa Bekele et Tirunesh Dibaba ont concouru lors cet événement. En effet, la course est la première vitrine du talent exceptionnel de l’Éthiopie. Aucune autre course de rue en Afrique n’offre un mélange similaire de compétition et d’ambiance festive et, dans un pays qui idolâtre ses coureurs, c’est ici que naissent les légendes.

En 2020, ce sera la 20e édition du plus grand événement populaire d’Afrique. On s’attend à ce qu’elle soit encore plus extraordinaire l’année prochaine ! Cette course est vraiment une expérience épique année après année !

Écrit par Yuliyan, Abubeker, Joseph et Yonas

Une revue de la presse éthiopienne par des élèves de 2e3 (2e partie)

Au cours des deux derniers mois, les élèves de 2e 3 du lycée franco-éthiopien Guebre Mariam, à Addis-Abeba, ont lu des journaux, des magazines et des sites web d’information traitant de l’actualité de l’Ethiopie. Ils ont réalisé cette revue de presse à partir d’articles écrits en anglais ou en amharique (une des langues les plus parlées en Ethiopie).

Quoché, une décharge qui déborde

D’après le magazine Addis Standard, en mars 2017, beaucoup de personnes, 115 plus précisément, sont mortes sous une montagne de déchets qui s’est effondrée dans la périphérie d’Addis-Abeba, en Ethiopie.

Dans un article de l’hebdomadaire Fortune, écrit par Gelila Samuel et publié le 10/11/2019, des montagnes de déchets mettent en danger, aujourd’hui encore, les habitants qui vivent à proximité de la décharge de Quoché, ouverte il y a 30 ans. C’est là que, normalement, tous les déchets de la capitale sont déversés. Mais parce que la décharge est remplie, on va la déménager vers Sendafa, dans la région Oromo.

Il n’y a pas que les ordures qui dérangent les habitants des environs de Qoché : il y a aussi les quoralio, c’est-à-dire les personnes qui récupèrent, de manière informelle, les objets métalliques recyclables.

L’effondrement de Quoché en 2017 a fait beaucoup de morts. Mais le journal The Reporter a réussi à trouver le bon côté de cette catastrophe : « la première installation, en Afrique, d’un centre de valorisation énergétique des déchets ». Celui-ci évitera un nouvel effondrement, car les déchets ne seront plus déversés sur la décharge de Quoché mais dans l’incinérateur de Reppi, situé à proximité, et fourniront l’électricité qui manque à la population.  Dans cet article, qui date du 17/10/19, Samuel Getachew nous montre les grandes attentes de tout le monde. Bien que de nombreux organismes aient participé à la réalisation de ce projet, il a fallu près de quatre ans et trois milliards de dollars pour réaliser ce centre d’incinération.

Maraki, Eyuel, Mickyas et Tensae


Le prix Nobel de la paix décerné au Premier ministre éthiopien

Le prix Nobel de la paix a été décerné au Premier ministre éthiopien, Dr Abiy Ahmed, par le Comité Nobel Norvégien le vendredi 11 octobre 2019 à 11h00 du matin lors d’une conférence de presse. Il a reçu ce prix pour avoir résolu les conflits entre les deux pays voisins, l’Ethiopie et l’Erythrée.

À la une de l’article écrit par Fasika Tadesse dans le journal Fortune, le Premier ministre Dr Abiy Ahmed a été nommé « Man of peace », ce qui signifie « homme de paix ». Cet article nous donne des informations sur le prix de 900 000 dollars et nous apprend que, dans l’histoire des prix Nobel, deux Ethiopiens seulement ont été nominés. Dr Abiy Ahmed est le seul à avoir remporté ce prix. D’autre part, parmi les cent lauréats dans l’histoire du prix Nobel de la paix, seuls cinq sont des Africains.

D’après l’article écrit par Samuel Getachew, le 12 Octobre 2019 sur le site www.thereporterethiopia.com, cette victoire historique place l’homme de 43 ans parmi les cent candidats qui ont remporté les honneurs les plus prestigieux depuis la fondation du prix Nobel de la paix en 1901. Le comité a cité ses efforts pour résoudre les conflits frontaliers entre les deux pays voisins, l’Ethiopie et l’Erythrée.

« Je suis honoré par la décision du Comité Nobel Norvégien. Ma plus profonde gratitude va à tous ceux qui se sont engagés et qui œuvrent pour la paix. Ce prix est décerné à l’Ethiopie et au continent africain. Nous prospérerons en paix », a dit le Premier ministre de l’Ethiopie.

Dans l’article qui se trouve sur le site du magazine Addis standard, publié le 18 octobre 2019 par Mehari Taddele Maru, une expression a capté notre attention : « Le prix Nobel de la paix décerné au Premier ministre de l’Ethiopie Dr Abiy Ahmed Ali semble être rempli d’ironie, et de différentes manières… » Lorsqu’on a lu cette expression, elle nous a choqués parce qu’on ne l’a pas lue ailleurs. Partout on nous dit ou on nous montre qu’on le félicite, alors que là on le « rabaisse ».

 Par Hana N., Rebecca et Yohannes

Une revue de la presse éthiopienne par des élèves de 2e3 (1re partie)

Au cours des deux derniers mois, les élèves de 2e 3 du lycée franco-éthiopien Guebre Mariam, à Addis-Abeba, ont lu des journaux, des magazines et des sites web d’information traitant de l’actualité de l’Ethiopie. Ils ont réalisé cette revue de presse à partir d’articles écrits en anglais ou en amharique (une des langues les plus parlées en Ethiopie).

Lancement du premier satellite éthiopien

L’Ethiopie annonce le lancement de son premier microsatellite pour ce mois de décembre, visant à apporter des solutions durables aux défis concrets auxquels l’Ethiopie est confrontée.

D’après le journal Capital publié le 25/11/19, l’Ethiopie devrait lancer son premier satellite dans l’espace le 17 décembre 2019 à 6h01 (EAT) du matin. Le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Getahun Mekuria, a déclaré que le satellite serait utilisé pour la transformation et la modernisation de l’agriculture en affinant la prévision du rendement des récoltes et des catastrophes naturelles, telles que les inondations et la sécheresse.

Comme l’indique le journal Agence Afrique, l’annonce avait déjà été faite en novembre 2018 par le directeur général de l’Ethiopian Space Science and Technology Institute (ESSTI) d’Addis-Abeba. Les attentes du gouvernement éthiopien sont bien précises : « Le satellite nous fournira toutes les données nécessaires sur l’évolution du climat et les phénomènes météorologiques pour atteindre nos principaux objectifs dans les domaines de l’agriculture, de la sylviculture et de la protection des ressources naturelles ».

Selon Solomon Belay Tessema, directeur général d’ESSTI, « le transfert de technologie permettra aux scientifiques éthiopiens de construire et de lancer eux-mêmes leur deuxième satellite de manière indépendante.

Ce satellite, construit par des ingénieurs éthiopiens en collaboration avec le gouvernement chinois, devrait peser environ 65 kg, comme le confirme le journal Digital Business. Ainsi, grâce à ce nouvel outil technologique, l’Ethiopie entend renforcer les programmes actuellement engagés pour améliorer les moyens de subsistance de sa population.

Hana A., Sirine et Dawit


Les banques éthiopiennes en compétition pour construire le siège le plus imposant

La concurrence entre les trois plus grandes banques d’Ethiopie (Dashen bank, Commercial bank of Ethiopia et Awash Bank) fait rage ! Chacune d’entre elles construit son siège dans le même quartier d’affaires. Elles essayent toutes d’occuper le plus d’espace, d’avoir les bâtiments les plus hauts et les plus larges pour pouvoir accueillir plus d’employés. Chacune d’entre elles investit beaucoup d’argent pour cela. Ces informations nous viennent essentiellement du journal Fortune.

Awash Bank est l’une des trois plus grandes banques d’Ethiopie. Le bâtiment qui fera office de siège est extrêmement couteux. L’immeuble est estimé à douze milliard de birr (soit à peu près 340 millions d’euro) et le terrain de construction est à 173 millions de birrs (soit 5 millions d’euros). L’emplacement accordé à cette banque se situe à Kirkos Mexico, au centre d’Addis-Abeba.

Un article du site nazret.com écrit nous apprend qu’une entreprise chinoise est en train de construire le plus haut bâtiment de toute l’Afrique de l’Est. En effet, la Société Chinoise d’Ingénierie de la Construction (CSCE) édifie un bâtiment de 198 mètres de hauteur pour le siège de la Commercial Bank of Ethiopia. Cet investissement est extrêmement important : il est estimé à 18 milliards de birr, soit 530 millions d’euros.

D’autre part, un autre article du site de l’hebdomadaire Capital, écrit le 09/09/19 par Muluken Yewondwossen, nous apprend que Dashen Bank a obtenu l’accord de l’administration municipale pour la construction d’un bâtiment de plus de 30 étages derrière son siège actuel, sur un terrain de 900m2  en face de la Banque National d’Ethiopie. En novembre 2017, la banque avait déjà inauguré son siège de 21 étages en présence de Mulatu Teshome, ancien président de l’Ethiopie.

Anaïs, Samuel et Yutaka.

Une métamorphose (série « Souvenirs du lycée Guebre Mariam »)

Mon souvenir le plus marquant est récent. C’était il y a à peu près deux ans. Je n’avais pas beaucoup d’amis car j’étais très « bipolaire » et je ne savais pas comment contrôler mes émotions. Je pleurais pour un rien et j’étais très sensible, les gens se moquaient de moi pour rien. On peut dire que j’étais un peu harcelé et je n’avais pas confiance en moi.

Pendant les vacances d’été, je suis resté avec ma famille et mes cousins. Ceux-ci ne me jugeaient pas, donc je pouvais être qui je voulais, je pouvais être moi-même. Quand je suis revenue au lycée, j’avais finalement retrouvé confiance en moi et j’avais des amis proches qui étaient dans ma classe. Donc je pouvais leur parler quand j’avais des problèmes.

Mes amis me faisaient maintenant confiance et me disaient des choses qui me motivaient. À cette époque, je me fichais complètement des autres personnes qui ne m’aimaient pas, car j’avais réalisé que j’avais ma famille et des amis qui m’aimaient pour ce que j’étais et que je n’avais pas besoin de faire des choses ridicules pour qu’ils m’aiment.

Je me rappelle cet événement, car je vois la différence entre ce que j’étais auparavant et ce que j’étais devenue. Aujourd’hui je suis fière de ma transition, car je suis plus forte et je suis devenue plus stable. Maintenant ma mère me dit : « Je savais que tu pouvais le faire. Toi, tu n’as pas besoin des gens qui critiquent ta vie. » Donc je suis fière de ce que je suis maintenant et de qui je serai dans le futur.

Un redoublement (série « Souvenirs du lycée Guebre Mariam »)

Quand j’étais en 5e, à la fin de l’année, il y a eu le conseil de classe. J’avais peur. En même temps, j’étais impatiente de savoir ce que j’avais eu. Ce jour-là, je finissais à midi. Alors mon père est venu me chercher. Je suis rentré chez moi. Comme d’habitude j’ai mangé et me suis reposé. Le soir, j’ai attendu jusqu’à 19 heures que mon conseil de classe soit terminé. À 19h30, j’ai appelé une de mes déléguées, Mathilde :

« Salut Mathilde ! Alors ? C’était comment ? »

Elle me répondit d’un ton un peu inquiet :

« C’était bien.

– Alors qu’est-ce que j’ai eu ?

– T’as…t’as eu “redoublement” ».

Je ne savais plus quoi dire, quoi ressentir. J’ai raccroché mon portable, j’ai couru vers ma chambre avec mon visage plein de larmes. Je me suis allongé sur mon lit et j’ai pleuré, pleuré comme un bébé de deux ans.

Mon petit frère et ma mère sont venus dans ma chambre et m’ont demandé :

« T’as eu quoi ?

– Je redouble, mami » ai-je dit avec inquiétude.

Elle m’a nettoyé la figure et m’a dit qu’on allait s’en sortir, que ce n’était pas la fin du monde. Je savais pourquoi j’allais redoubler, mais je sentais que c’était vraiment la fin de ma vie.

Cet événement, je n’en suis pas fière. Mais il m’a appris plein de choses utiles pour mon avenir. Il a aussi été l’événement le plus important de ma vie. Après cela, j’ai commencé à voir ma vie comme une chance, l’école comme une opportunité et j’ai commencé à être plus intéressée. J’ai aussi vu l’amour que mes parents avaient pour moi : tout ce qu’ils faisaient, tout ce qu’ils font jusqu’à aujourd’hui, c’est pour que mon petit frère et moi, nous ayons la vie que nous voulons. C’est grâce à cet événement que je suis la personne que je suis aujourd’hui. Donc je peux dire que cet événement a changé ma vie, qu’il est et sera toujours dans mon cœur.

Ma première rentrée des classes (série « Souvenirs du lycée Guebre Mariam »)

Un de mes souvenirs les plus marquants est mon entrée au Lycée Guebre Mariam, il y a plus de deux ans de cela. La veille de la rentrée, j’étais particulièrement stressée. Cela faisait à peine deux semaines que j’avais quitté mes amis et ils me manquaient terriblement. Je savais, connaissant ma timidité, que m’en faire de nouveaux n’allait pas être tâche facile.

Le lendemain matin, j’étais doublement stressée mais aussi particulièrement excitée. Mon père nous avait emmenées, ma sœur et moi, dans les alentours de midi au LGM. Une fois sur place, je fus assez impressionnée par le fait que le lycée était vraiment grand ! En effet, les trois bâtiments qui surplombaient la cour m’impressionnaient beaucoup. Sans parler du stade et du Toukoul, de grandes nouveautés pour moi. Surtout que mon ancien collège ne dépassait pas les deux cents élèves. Avec ma sœur, nous nous séparâmes pour savoir dans quelles classes on allait être. Après avoir constaté que j’étais en 5ème2, je regardais autour de moi. Trois filles s’étaient approchées. « Tu es Eiline, en 5ème2 ? » me demandèrent-elles. Je m’empressais de dire que, oui, c’était bien moi. L’angoisse de mon intégration s’atténua. Finalement ça n’avait pas été si dur de se faire des amies. Elles m’accompagnèrent jusqu’à la salle de classe et s’assirent avec moi.

Cet évènement est vraiment très important pour moi, car il a marqué le début d’une nouvelle vie qui m’a énormément fait grandir, et aussi le début d’une grande amitié avec ces trois filles.

Eiline, 3e 1

« Aphorismes » sur le thème du passage du primaire au secondaire, écrits par les élèves de 6e 1 et 6e 3

Je suis passée d’un maître à des professeurs, mais je n’ai pas passé mes grandes vacances dans la tristesse. (Aklile, 6e 1)

Je suis passée d’un sac léger à un rocher. (Ana, 6e 1)

Je faisais plein de fêtes ; mais là, notre fête, c’est le toukoul ! (Ana, 6e 1)

Je n’avais jamais prévu que ma vie serait si complexe à cet âge. Je me sens éloigné de mon domaine et je suis entré dans la gueule du loup. (Azariyas, 6e 1)

Je suis passée de la Turquie à Addis-Abeba, je n’ai pas cette joie du primaire, mais j’ai toujours une amie lointaine qui rend ma vie plus rose. (Cassandra, 6e 1)

Je pensais que la science était inexplorable, mais maintenant que nous l’avons explorée, pourquoi la réviser ? (Christophe, 6e 1)

Je suis passé d’une dizaine de copains à quatre ou cinq vrais amis. (Christophe, 6e 1)

Je suis passé d’une maitresse unique à des professeurs nombreux, mais qui ont tous même caractère. (Deniam, 6e 1)

Je suis passée d’une salle de classe à une salle d’étude… mais je n’y suis pas entrée. (Gabriella, 6e 1)

Les enfants qui étaient mal habillés sont devenus « stylés », mais je préfère les enfants mal habillés : je pouvais me moquer d’eux. (Hachim, 6e 1)

La cour était petite, elle est devenue grande. Les bâtiments étaient bas : ils sont devenus hauts, mais je ne vois pas beaucoup de différences, car je suis toujours petit. (Hachim, 6e 1)

Je suis passé du chahut au silence d’or, mais la chorale de bruits me manque. (Jean, 6e)

Les évaluations prévues sont devenues des évaluations « surprises ». Maintenant je n’aime plus les cadeaux. (Kaha, 6e 1)

Je suis passée de la B.C.D au C.D.I. Mais qu’importe ! Je n’ai jamais compris ces acronymes. (Karen, 6e 1)

La cour qui était si bruyante est maintenant si calme que j’entends le silence me narguer. (Manuel, 6e 1)

Je jouais dans la cour avec mes amies ; je lis maintenant assise dans les étages. (Afomia, 6e 3)

Les craies blanches sont devenues des feutres multicolores ; je vois maintenant, au tableau, un arc-en-ciel. (Anas, 6e 3)

Les craies qui crissaient sont devenues des feutres qui patinent sur le tableau. (Anas, 6e 3)

Je suis passé de l’école primaire au collège… et je me suis perdue dans les bâtiments. (Arki, 6e 3)

J’ai troqué mon petit cartable à roulettes contre un sac rempli de bébés éléphants. Ça fait mal ! (Clarane, 6e 3)

Les livres de 3 pages sont devenus des dictionnaires… et ma tête tourne comme la terre. (Edna, 6e 3)

Depuis que mon carnet de correspondance est plein d’éléphantesques punitions, la souris du cahier de liaison me manque. (Edom, 6e 3)

Je suis passé d’une aide, dont je dépendais à chaque moment, à une autonomie d’adulte. Et j’ai gagné la patience d’un maitre de kung-fu. (Gabriel, 6e 3)

Les jeux se sont transformés en devoirs. Je travaille jour et nuit. Mes jeux souhaitent se venger parce que je ne joue plus avec eux. (Hewan, 6e 3)

Je suis passé de la BCD au CDI… mais je n’ai pas vu le moindre livre sur l’étagère de ma chambre. (Ibrahim, 6e3)

Je suis passé d’une heure à deux heures de sport, et je vais, peut-être, devenir Hercule. (Idamn, 6e3)

Ô « Sciences », tu es facile à prononcer… mais pas « EIST ». (Mathias, 6e 1)

Je mangeais sur une table comme un président ; maintenant, je mange par terre comme un mendiant. (Mathias, 6e 1)

Je suis passé d’un sac à un autre, d’une plume à un rocher. (Naomi, 6e 1)

Je suis passée d’une maitresse à des professEURS, c’est pour ça que ça me rajoute des heures… (Océane, 6e 1)

Je suis passée de trop de bruit à trop de silence et parfois je me dis : « Où le bruit est-il passé » ? (Yassine, 6e 1)

Les livrets sont allés se percher sur Pronote et, malheureusement, même si le courant est coupé, mes notes m’attendent toujours. (Yassine, 6e 1)

Je suis passée d’une maîtresse que je connaissais par cœur à des professeurs dont j’oublie les noms. (Rose, 6e 1)

Je suis passé du primaire au collège et j’ai eu l’impression d’arriver en Amérique sans avoir quitté Addis-Abeba. (Yusuf, 6e 1)

Les punitions sont devenues des retenues… et j’en ai déjà eu. (Kaleb, 6e3)

Les petits dictionnaires sont devenus grands, mais je ne les utilise plus, car je suis devenue intelligente. (Lela, 6e 3)

Moi qui étais le plus grand, je me suis métamorphosé en petite souris du collège. (Lukas, 6e 3)

Avant je m’agitais comme un fou, maintenant je suis calme, mais mes notes sont toujours agitées ! (Pape, 6e 3)

Je suis passé du boulier à l’ordinateur, mais je n’ai pas encore perdu la boule. (Pape, 6e 3)

Je faisais de la peinture, mais le destin m’a fait connaître le dessin. (Ranya, 6e 3)

Au primaire, j’étais Blanche Neige, j’avais plein de petits nains. Maintenant j’ai des copains. (Sarah, 6e 3)

Je suis passé de « oui » à « non », mais j’ai gardé les beaux souvenirs de tous nos rires. (Sarah, 6e 3)

Je réussissais à faire de mauvaises blagues. Maintenant j’échoue aux examens, mais toujours en riant. (Tensaie, 6e 3)

J’étais plus à mon aise dans ma classe de CM², mais en 6e je suis toujours en mouvement. (Walid, 6e 3)


[1] Un aphorisme est une phrase qui exprime de manière claire et adroite une morale ou un constat.

Participation de la classe de 3e1 à l’édition 2019 du « concours des dix mots. »

L’édition 2019 de l’opération « Dis-moi dix mots » est consacrée aux différentes formes de l’écrit. Elle nous invite à nous emparer de dix mots autour de ce thème : arabesque, composer, coquille, cursif/-sive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.

À partir de ces mots, les élèves de 3e 1 ont rédigé dix textes poétiques et les ont mis en page sous la forme de calligrammes.

Coquille

Dans la lettre que j'écris

Pour mon cœur ma jolie

Sans le "i" c'est tout faux

"Aimer" c'est le bon mot


"Amer" au lieu d'"aimer"

C'est pas ce que tu es

Alors moi je m'en vais

Pour en chercher une comme toi


La coquille me fait peur

Car j'ai compris l'erreur

La lettre elle est partie

Et mon amante maintenant la lit


Elle m'appelle je réponds

Et je pense que c'est bon

C'est fini pour nous deux

Et mes yeux sont bien creux

Hanna, élève de 3e

Signe

Je kiffe les signes mathématiques

Au-delà des sciences, ils ont un air esthétique

Au milieu de sept et neuf se trouve le chiffre huit

Admirant sa courbure je me trouve séduite

Le signe T émet un sens positif

Pour tous les hommes libres et fugitifs

Le signe π est du domaine mystérieux

Sa valeur indéfinie est une aventure pour les curieux

Vingt sur vingt j’espère bien l’avoir

Pour une poète débutante avec une motivation qui est un signe d’espoir

Edlawit, élève de 3e