Les années les plus belles de ma vie

Paris, 15ème arrondissement. Un appartement au deuxième étage d’un immeuble de la rue des Morillons m’accueillit pendant près de 6 ans. Il m’a vue souffler mes bougies, grandir, pleurer, rire, m’énerver et m’amuser. J’aimais ce quartier, mais surtout grâce à la ville dans laquelle il est situé. Capitale de la France et de la mode, ville la plus romantique abritant la célèbre Tour Eiffel, les Champs Elysées et un tas d’autres monuments : Paris. Ce lieu, cette ville a marqué et marquera ma mémoire à tout jamais, car c’est le premier endroit dans lequel j’ai emménagé, à cause du travail – ou grâce au travail – de mon père.

L’odeur agréable et alléchante de la baguette chaude et craquante du boulanger, les couleurs des arbres et de leurs feuilles en automne, les défilés de 14 juillet, les pâtisseries suscitant la gourmandise et l’envie, les lumières sur les avenues à Noël et au Nouvel An, les promenades en péniche sur la Seine, les soirées pyjamas chez mes copines ou les fêtes à l’école, bref, vous l’aurez compris, ces années ont été les plus belles de ma vie. Je me suis adaptée à cette ville, à cette vie, et, ne fus pas déçue.

Paris est une ville avec un quartier pour chaque continent ou culture : quartier chinois, indien, et mon préféré, le quartier africain. Lorsque j’allais là-bas, je me sentais vraiment chez moi grâce à la nourriture, aux couleurs et à la musique. Au début, je voulais à tout prix rentrer au Gabon, mais lorsque nous avons dû faire nos bagages pour de vrai, j’ai pleuré comme je ne l’avais jamais fait avant.

En parlant de ces moments aujourd’hui, la nostalgie s’empare de moi. J’ai laissé derrière moi mes amies et les meilleurs plats du monde. J’aimerais énormément revenir en arrière car, même s’il y a eu des moments difficiles, cette sorte d’aventure, de découverte, m’a beaucoup plu. Les bons moments sont gravés et les mauvais oubliés. Même les cris venant des deux bars en bas de chez moi me manquent, les heures passées à glisser sur les toboggans du parc me manquent aussi… Cette ville m’a donné de l’amour et je lui en donne aussi.

J’espère y retourner un jour.

Maïra Alyzée (élève de 3e)

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