Un lieu qui m’habite

C.M.C. est le lieu le plus important de ma vie. Pour moi, ce n’est même plus un lieu. Je ne le considère plus comme une chose, mais plutôt comme quelqu’un. Oui, c’est vrai que j’habite là-bas, mais on pourrait dire qui m’habite. Il fait partie de ma famille. C’est une autre version de mes parents, qui me protège du froid et de tous les dangers extérieurs.

Quand je sors de chez moi, si je reste dans le lotissement, je ne me sens pas complètement dehors, comme si C.M.C. était ma maison et que les appartements devenaient les chambres de cette maison. C’est mon petit paradis. Mais à chaque fois que je suis supposé sortir du lotissement, je ne me sens pas en sécurité, comme si tout pouvait arriver, alors que, dans mon paradis, je peux faire tout ce que je veux en étant sûr qu’aucun problème ne va survenir.

C.M.C. se trouve juste dans la zone périurbaine d’Addis-Abéba. Ce quartier a la forme d’un stade de foot, mais il est un peu plus grand. Il existe depuis l’époque du Derg et a été construit par une compagnie italienne. Il a été réalisé pour y héberger tous les diplomates qui vivaient à Addis-Abéba.

Quand je m’assois sur le balcon de notre appartement et que je regarde mon quartier, je vois toute ma vie défiler devant moi, ce qui me remplit de joie. J’aime bien écouter les enfants s’amuser et rigoler. Quand je touche les murs, ils me dévoilent des secrets que je n’ai jamais entendus avant. J’ai toujours aimé mes ami(e)s du quartier. Mes deux lieux préférés sont la petite cafétéria et le supermarché.

Je veux vivre les dernières heures de ma vie dans mon paradis, dans ma chambre, dans mon lit. Ma vie a commencé ici ; pourquoi n’y finirait-elle pas ?

Texte écrit par Beimnet (élève de 3e)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *