La bibliothèque de mon quartier

Le lieu le plus marquant de mon enfance a été la bibliothèque de mon quartier. Pourtant ce n’était qu’une bibliothèque, une bibliothèque municipale comme toutes celles qu’on voit habituellement. Mais, pour moi, c’était un endroit incroyable. J’étais toujours très heureuse d’aller à la bibliothèque. Et je voulais y rester pendant des heures, même si c’était impossible.

J’étais vraiment impressionnée par l’immensité de l’endroit. Pour moi, c’était comme un palais, un palais rempli de livres de différents volumes, avec ou sans images. Chaque livre était unique et on pouvait prendre celui que l’on voulait tant qu’on le rendait. C’est d’ailleurs à la bibliothèque que j’ai appris le sens du mot « emprunter ». Des fois, c’est amusant de voir à quel point les enfants sont faciles à impressionner.

J’aimais aussi le silence, ce doux silence apaisant. Dans les autres endroits, le bruit est roi, mais dans une bibliothèque le silence est présent partout. Il n’y a presque pas de bruit, juste celui des chuchotements et des pages que l’on tourne. Pour choisir un livre, ma mère me lisait le début ou le résumé sur la quatrième de couverture à voix basse. Sa voix était tellement rassurante et basse que je pouvais presque m’endormir.

Et puis prendre un livre entre les mains était un plaisir. On n’était jamais déçu. C’était toujours étonnant de voir à quel point la couverture et les pages pouvaient être différentes. D’un côté, la dureté de la couverture et, de l’autre, la souplesse des pages. Entre les couvertures, faites pour qu’on joue à les toucher, et le reste du livre, tout était tellement différent. Et ça, ça me plaisait.

Alem (élève de 3e)

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