Retour à Maurice (suite du texte du même auteur intitulé : « C’est une île qui s’appelle Maurice… »)

Quand je suis retourné à Maurice, la première sensation a été celle de nouveauté absolue. Je ne me souvenais de rien, tout pour moi était nouveau. Les photos que j’avais vues, les histoires que j’avais écoutées n’étaient rien à côté de ce que j’avais la possibilité de voir de mes yeux. Les couleurs et les images de nature que j’ai eu la chance de revoir étaient indescriptibles. La mer était d’une couleur bizarre et passait d’un bleu foncé à une teinte turquoise, en passant par toutes les variétés du bleu, qui cachaient une vie incroyable. Je ne pensais pas qu’il pouvait exister de si nombreuses formes et couleurs de coraux, entre les branches desquelles on pouvait voir des poissons si colorés que même un peintre n’aurait pas pu les embellir.

J’ai passé des heures avec mon masque en oubliant mes besoins physiologiques, enchanté par cette merveille, en appréciant l’ordre de la vie marine, en m’éloignant du chaos que l’homme a créé.

En dépassant la baie, j’ai découvert une ile où la forêt tropicale – pas encore touchée par l’homme – m’a enchanté, où existe encore une vie vraiment sauvage avec des oiseaux, des singes, des chauves-souris et des reptiles que l’on ne se fatigue jamais à contempler.

Peut-être que la chose qui m’a le plus impressionné est la quantité d’habitants du lieu qui m’ont salué affectueusement en se souvenant de moi petit enfant et des nombreuses anecdotes vécues avec toute ma famille.

Maintenant, je n’ai plus le moindre doute : je sais avec certitude que c’est le pays le plus agréable à habiter. Je suis un garçon très chanceux : j’ai vu des iles comme les Seychelles, Zanzibar et Madagascar, mais une ile comme Maurice peut difficilement être dépassée en beauté et hospitalité.

Je me suis senti chez moi. Et je n’ai qu’une seule question à poser à mes parents : pourquoi sommes-nous retournés en Italie et ne sommes-nous pas restés là-bas, à Maurice ?

Marcello, élève de 3e

Une affaire de famille

Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’un homme qui a eu le cœur brisé par son aimée, Nathalie. Voici la famille Dubois. Tout à droite se trouve Jean, dans la position du fameux penseur, isolé dans son coin, en train de se demander : « Comment peut-elle faire ça ? ». Triste et désespéré, il ne sait plus quoi faire. Au centre se trouve M. Dubois qui crie de rage sur le benjamin, Christophe, parce qu’il a dévoilé le secret – et, même pire, le « crime » – de Nathalie à la victime. Et le dernier, le malin, le serpent, le renard nommé Lucas : toute la famille est en train de souffrir à la recherche d’une solution pour l’ainé, Jean, sauf le démon qui complote une sorcellerie ou une idée sombre dans sa tête pour voler l’amour de l’homme brisé. Il attendait ce moment pour agir. Il tire avantage de cette situation.

Beimnet, élève de 3e

Quatre hommes à bretelles (sur le modèle d’Antigone de Jean Anouilh)

Voilà ! Ces personnages vont vous jouer l’histoire de Quatre hommes à bretelles.

Lui, c’est Barnabé. Ses yeux rivés vers le ciel peuvent nous faire comprendre qu’il est assez rêveur. D’un tempérament docile et gentil, il est innocent et ne sait rien de ce qui va se passer. Pour l’instant, il préfère penser à ses prochaines vacances.

Celui avec les lunettes, c’est Bertrand. Principal coupable du crime à venir. Il est extrêmement manipulateur même si son visage innocent peut nous faire croire le contraire. Il veut assassiner le meilleur ami de notre gentil Barnabé.

Et bien, vous l’aurez compris : la cible, la victime de notre pièce est ce charmant gentilhomme en costume trois-pièces. Il s’appelle Boris et est le patron. Une grande rivalité l’oppose à son demi-frère, car il épouse l’ex-femme de ce dernier et est très riche. Soupçonnant tout de même Bertrand, il prend ses distances, mais pas assez…

Bruno est le nom de notre dernier personnage. Très proche du criminel, il va se faire arrêter, car il se fera manipuler puis abandonner par son complice. Là, il réfléchit à l’excuse qu’il va donner à sa femme, car elle est la sœur de la victime…

Maïra Alyzée Immongault, élève de 3e

La bibliothèque de mon quartier

Le lieu le plus marquant de mon enfance a été la bibliothèque de mon quartier. Pourtant ce n’était qu’une bibliothèque, une bibliothèque municipale comme toutes celles qu’on voit habituellement. Mais, pour moi, c’était un endroit incroyable. J’étais toujours très heureuse d’aller à la bibliothèque. Et je voulais y rester pendant des heures, même si c’était impossible.

J’étais vraiment impressionnée par l’immensité de l’endroit. Pour moi, c’était comme un palais, un palais rempli de livres de différents volumes, avec ou sans images. Chaque livre était unique et on pouvait prendre celui que l’on voulait tant qu’on le rendait. C’est d’ailleurs à la bibliothèque que j’ai appris le sens du mot « emprunter ». Des fois, c’est amusant de voir à quel point les enfants sont faciles à impressionner. Continuer la lecture de La bibliothèque de mon quartier

Les années les plus belles de ma vie

Paris, 15ème arrondissement. Un appartement au deuxième étage d’un immeuble de la rue des Morillons m’accueillit pendant près de 6 ans. Il m’a vue souffler mes bougies, grandir, pleurer, rire, m’énerver et m’amuser. J’aimais ce quartier, mais surtout grâce à la ville dans laquelle il est situé. Capitale de la France et de la mode, ville la plus romantique abritant la célèbre Tour Eiffel, les Champs Elysées et un tas d’autres monuments : Paris. Ce lieu, cette ville a marqué et marquera ma mémoire à tout jamais, car c’est le premier endroit dans lequel j’ai emménagé, à cause du travail – ou grâce au travail – de mon père.

L’odeur agréable et alléchante de la baguette chaude et craquante du boulanger, les couleurs des arbres et de leurs feuilles en automne, les défilés de 14 juillet, les pâtisseries suscitant la gourmandise et l’envie, les lumières sur les avenues à Noël et au Nouvel An, les promenades en péniche sur la Seine, les soirées pyjamas chez mes copines ou les fêtes à l’école, bref, vous l’aurez compris, ces années ont été les plus belles de ma vie. Je me suis adaptée à cette ville, à cette vie, et, ne fus pas déçue. Continuer la lecture de Les années les plus belles de ma vie

C’est une île qui s’appelle Maurice…

Le lieu qui a marqué ma croissance et ma personnalité se trouve au milieu de l’Océan Indien. C’est une île qui s’appelle Maurice. Mes parents m’y ont emmené deux fois. La première fois, c’était quand j’avais deux ans. Bien qu’on y ait vécu pendant six mois, mes souvenirs ne sont pas très précis. Mais en m’aidant des photos prises par mon père et des textes qu’il a écrits, je peux rappeler à ma mémoire certaines expériences.

En fréquentant l’école et en jouant avec les enfants de l’île, j’apprenais à parler français sans le vouloir. Là-bas, notre vie a changé radicalement. On a appris que la course quotidienne typique du rythme européen conduit seulement à augmenter le stress. Nos journées dans l’île étaient marquées par les besoins primaires : la nutrition et le sommeil. Le matin, après l’école, on allait prendre notre déjeuner sous un arbre à quelques mètres de la mer et, quelques fois, on mangeait aussi dans l’eau. Je me suis revu sur des photos lorsque j’étais sur une tortue géante, lorsque je nageais dans une mer d’un bleu clair unique, pleine de poissons de différentes couleurs qui s’approchaient de nous sans peur. Autour de nous, il y avait nombreux arbres et de nombreux oiseaux. On était sur un récif de corail où la mer était toujours calme. Continuer la lecture de C’est une île qui s’appelle Maurice…

… et c’était là, devant moi !

L’endroit que je vais décrire est l’endroit le plus spécial de mes souvenirs d’enfance.

C’était une journée ensoleillée et ma mère a décidé qu’il était enfin temps d’aller visiter la campagne. J’y suis arrivée vers l’heure du déjeuner. J’ai dégusté un peu de notre cuisine et je voulais prendre un peu d’air frais. Alors je suis passée par la porte de derrière… et c’était là, devant moi. C’était un beau pré, multicolore et aussi grand qu’un parc. Cela ressemblait, pour moi, au paradis puisque c’était la première fois que je voyais un espace aussi vert. Il était rempli de différents types de fleurs organisées en massifs. Il y avait d’amples arbres couverts de fruits. Je pouvais voir un grand lac de loin. Je me suis assise sur l’herbe et j’ai jeté un œil sur les pigeons blancs qui volaient merveilleusement vers l’horizon, ce qui était très apaisant à regarder. Puis je me suis étendue sur le dos et j’ai observé le ciel bleu clair sans un nuage dans l’azur. Le soleil brillait, les oiseaux chantaient harmonieusement, il y avait une brise réconfortante et chaude qui venait vers moi. Les sentiments que j’ai ressentis à ce moment précis sont, et seront toujours, infinis : l’amour, la passion, le calme, la liberté, la paix, le bonheur, la sagesse. Continuer la lecture de … et c’était là, devant moi !