« Aphorismes » sur le thème du passage du primaire au secondaire, écrits par les élèves de 6e 1 et 6e 3

Je suis passée d’un maître à des professeurs, mais je n’ai pas passé mes grandes vacances dans la tristesse. (Aklile, 6e 1)

Je suis passée d’un sac léger à un rocher. (Ana, 6e 1)

Je faisais plein de fêtes ; mais là, notre fête, c’est le toukoul ! (Ana, 6e 1)

Je n’avais jamais prévu que ma vie serait si complexe à cet âge. Je me sens éloigné de mon domaine et je suis entré dans la gueule du loup. (Azariyas, 6e 1)

Je suis passée de la Turquie à Addis-Abeba, je n’ai pas cette joie du primaire, mais j’ai toujours une amie lointaine qui rend ma vie plus rose. (Cassandra, 6e 1)

Je pensais que la science était inexplorable, mais maintenant que nous l’avons explorée, pourquoi la réviser ? (Christophe, 6e 1)

Je suis passé d’une dizaine de copains à quatre ou cinq vrais amis. (Christophe, 6e 1)

Je suis passé d’une maitresse unique à des professeurs nombreux, mais qui ont tous même caractère. (Deniam, 6e 1)

Je suis passée d’une salle de classe à une salle d’étude… mais je n’y suis pas entrée. (Gabriella, 6e 1)

Les enfants qui étaient mal habillés sont devenus « stylés », mais je préfère les enfants mal habillés : je pouvais me moquer d’eux. (Hachim, 6e 1)

La cour était petite, elle est devenue grande. Les bâtiments étaient bas : ils sont devenus hauts, mais je ne vois pas beaucoup de différences, car je suis toujours petit. (Hachim, 6e 1)

Je suis passé du chahut au silence d’or, mais la chorale de bruits me manque. (Jean, 6e)

Les évaluations prévues sont devenues des évaluations « surprises ». Maintenant je n’aime plus les cadeaux. (Kaha, 6e 1)

Je suis passée de la B.C.D au C.D.I. Mais qu’importe ! Je n’ai jamais compris ces acronymes. (Karen, 6e 1)

La cour qui était si bruyante est maintenant si calme que j’entends le silence me narguer. (Manuel, 6e 1)

Je jouais dans la cour avec mes amies ; je lis maintenant assise dans les étages. (Afomia, 6e 3)

Les craies blanches sont devenues des feutres multicolores ; je vois maintenant, au tableau, un arc-en-ciel. (Anas, 6e 3)

Les craies qui crissaient sont devenues des feutres qui patinent sur le tableau. (Anas, 6e 3)

Je suis passé de l’école primaire au collège… et je me suis perdue dans les bâtiments. (Arki, 6e 3)

J’ai troqué mon petit cartable à roulettes contre un sac rempli de bébés éléphants. Ça fait mal ! (Clarane, 6e 3)

Les livres de 3 pages sont devenus des dictionnaires… et ma tête tourne comme la terre. (Edna, 6e 3)

Depuis que mon carnet de correspondance est plein d’éléphantesques punitions, la souris du cahier de liaison me manque. (Edom, 6e 3)

Je suis passé d’une aide, dont je dépendais à chaque moment, à une autonomie d’adulte. Et j’ai gagné la patience d’un maitre de kung-fu. (Gabriel, 6e 3)

Les jeux se sont transformés en devoirs. Je travaille jour et nuit. Mes jeux souhaitent se venger parce que je ne joue plus avec eux. (Hewan, 6e 3)

Je suis passé de la BCD au CDI… mais je n’ai pas vu le moindre livre sur l’étagère de ma chambre. (Ibrahim, 6e3)

Je suis passé d’une heure à deux heures de sport, et je vais, peut-être, devenir Hercule. (Idamn, 6e3)

Ô « Sciences », tu es facile à prononcer… mais pas « EIST ». (Mathias, 6e 1)

Je mangeais sur une table comme un président ; maintenant, je mange par terre comme un mendiant. (Mathias, 6e 1)

Je suis passé d’un sac à un autre, d’une plume à un rocher. (Naomi, 6e 1)

Je suis passée d’une maitresse à des professEURS, c’est pour ça que ça me rajoute des heures… (Océane, 6e 1)

Je suis passée de trop de bruit à trop de silence et parfois je me dis : « Où le bruit est-il passé » ? (Yassine, 6e 1)

Les livrets sont allés se percher sur Pronote et, malheureusement, même si le courant est coupé, mes notes m’attendent toujours. (Yassine, 6e 1)

Je suis passée d’une maîtresse que je connaissais par cœur à des professeurs dont j’oublie les noms. (Rose, 6e 1)

Je suis passé du primaire au collège et j’ai eu l’impression d’arriver en Amérique sans avoir quitté Addis-Abeba. (Yusuf, 6e 1)

Les punitions sont devenues des retenues… et j’en ai déjà eu. (Kaleb, 6e3)

Les petits dictionnaires sont devenus grands, mais je ne les utilise plus, car je suis devenue intelligente. (Lela, 6e 3)

Moi qui étais le plus grand, je me suis métamorphosé en petite souris du collège. (Lukas, 6e 3)

Avant je m’agitais comme un fou, maintenant je suis calme, mais mes notes sont toujours agitées ! (Pape, 6e 3)

Je suis passé du boulier à l’ordinateur, mais je n’ai pas encore perdu la boule. (Pape, 6e 3)

Je faisais de la peinture, mais le destin m’a fait connaître le dessin. (Ranya, 6e 3)

Au primaire, j’étais Blanche Neige, j’avais plein de petits nains. Maintenant j’ai des copains. (Sarah, 6e 3)

Je suis passé de « oui » à « non », mais j’ai gardé les beaux souvenirs de tous nos rires. (Sarah, 6e 3)

Je réussissais à faire de mauvaises blagues. Maintenant j’échoue aux examens, mais toujours en riant. (Tensaie, 6e 3)

J’étais plus à mon aise dans ma classe de CM², mais en 6e je suis toujours en mouvement. (Walid, 6e 3)


[1] Un aphorisme est une phrase qui exprime de manière claire et adroite une morale ou un constat.

Un lieu qui m’habite

C.M.C. est le lieu le plus important de ma vie. Pour moi, ce n’est même plus un lieu. Je ne le considère plus comme une chose, mais plutôt comme quelqu’un. Oui, c’est vrai que j’habite là-bas, mais on pourrait dire qui m’habite. Il fait partie de ma famille. C’est une autre version de mes parents, qui me protège du froid et de tous les dangers extérieurs.

Quand je sors de chez moi, si je reste dans le lotissement, je ne me sens pas complètement dehors, comme si C.M.C. était ma maison et que les appartements devenaient les chambres de cette maison. C’est mon petit paradis. Mais à chaque fois que je suis supposé sortir du lotissement, je ne me sens pas en sécurité, comme si tout pouvait arriver, alors que, dans mon paradis, je peux faire tout ce que je veux en étant sûr qu’aucun problème ne va survenir. Continuer la lecture de Un lieu qui m’habite

Les Comédiens, Charles Aznavour

« Les Comédiens » est une chanson de Charles Aznavour qui est cool, qui a du rythme. Quand vous êtes fatigués, elle vous berce un peu. Mais elle part un peu vite. Et si vous essayez de la chanter avec des amis, vous allez voir qu’à un moment, au lieu de chanter, vous allez rigoler.

Cette chanson veut nous dire que la vie des comédiens, autrefois, était difficile. Ils allaient de ville en ville pour jouer, faire des spectacles, nous amuser et nous faire rire. Chaque nuit, ils partaient vers un autre village. Alors, si des comédiens ambulants passent près de chez vous, allez les voir et aidez-les à devenir célèbres, s’il vous plait !

Vous pouvez écouter cette chanson ICI.

Nathan et Vedant (élèves de 6e)

Viens voir les comédiens
Voir les musiciens,
Voir les magiciens
Qui arrivent
Viens voir les comédiens
Voir les musiciens
Voir les magiciens
qui arrivent

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Le Parapluie, Georges Brassens (chanté également par Johnny Hallyday)

Cette chanson extraordinaire comporte un refrain qui est très rythmé et beau. Elle contient aussi des couplets assez longs.

Cette chanson parle surtout d’amour, mais elle donne aux auditeurs différentes émotions. Quand on l’a écouté en classe, on a d’abord senti de la joie, mais aussi de la tristesse à la fin. Au début, il pleut, l’homme demande à la dame de s’abriter avec lui ; mais la pluie s’arrête, et la dame part.

Vous pouvez écouter cette chanson ICI.

Ibrahim et Julies (élèves de 6e)

Il pleuvait fort sur la grand-route
Elle cheminait sans parapluie
J’en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d’abri
En séchant l’eau de sa frimousse
D’un air très doux, elle m’a dit oui
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